À la découverte du lombricompostage

Par | Publié le 24 mars 2017

Avoir un composteur dans son appartement, c’est possible ! L’association Brin d’Grelinette organisait ce mercredi un Lombri’café, un rassemblement où se rencontrent intéressés et pratiquants du lombricompostage. Une solution efficace pour réduire ses déchets et moins sortir ses poubelles. 

 

Dans un lombricomposteurs, les vers doublent de population tous les six mois.

Les vers se plaisent à manger nos déchets et dans un lombricomposteur, ils doublent de population en à peine six mois. © Thibaut Faussabry.

 

Des pots de confiture, des boîtes de glace, des bocaux à légumes disposés en ligne sur une table : à première vue, ils n’ont rien en commun, sauf en ce mercredi. En effet, ils sont tous remplis de terre où les vers grouillent de partout. Une vingtaine de personnes, des femmes, des hommes, des jeunes, des moins jeunes sont venus échanger conseils et astuces pour créer ou améliorer leur lombricomposteur.

Une initiative appuyée par les collectivités  

La réunion débute par un  » tour de table  » où chacun annonce pourquoi il est venu, les difficultés qu’il rencontre, le tout entre une gorgée de jus d’orange et une bouchée de pain d’épices bio. Karine Bailet, animatrice en charge de l’événement, répond tour à tour aux questions de chacun. Salariée de l’association d’écologie urbaine Brin d’Grelinette, elle organise ces rencontres avec l’appui du département de l’Isère :  » Nous avons mis en place il y a trois ans une cartographie des donneurs et receveurs de vers sur Internet « . La métropole Grenoble-Alpes s’est également investie pour cette cause. Elle dispense une formation sur une journée pour les habitants souhaitant découvrir le lombricompostage :  » La formation est gratuite et à la fin de celle-ci, les apprenants peuvent acheter un lombricomposteur pour 30 euros, sachant que le prix moyen dans le commerce est de 90 euros », indique la jeune femme.

Des conseils pour les débutants

Claire, 26 ans, a décidé en janvier dernier de mettre en place un lombricompost chez elle :  » Je veux générer le moins de déchets possibles « , ambitionne-t-elle. Elle a eu connaissance du lombricompostage au cours d’une rencontre avec Jeremy Pichot, auteur de l’ouvrage Famille zéro déchet – Ze guide.  » Je cherchais une manière d’agir pour l’écologie et j’ai appris qu’on pouvait tenir un compost en appartement « , raconte cette orthopédiste. Ne sachant pas du tout comment démarrer son lombricompost, elle a suivi la formation dispensée gratuitement par la métropole Grenoble-Alpes :  » La formation m’a rassurée car je ne voulais pas me lancer sans encadrement « , ajoute la jeune femme. Maintenant elle se sent prête à démarrer et est venue à cette réunion avec un objectif bien précis :  » Je suis venue pour obtenir mes premiers lombrics « . Et elle finit par parvenir à ses fins, puisque vient l’heure de la distribution. Les personnes demandeuses de vers se partagent équitablement la quantité disponible. Certains décident alors de rentrer chez eux, d’autres restent pour discuter et échanger.

 » Un plaisir d’aider les débutants à se lancer « 

Le plaisir d’aider, c’est le cas de Fabien, 44 ans. Il est venu ramener des vers :  » Je dispose de mon lombricompost depuis un an et il déborde littéralement de ces petites choses « , affirme ce gaillard d’1m90. Comme d’autres, il a commencé le lombricompostage pour réduire ses déchets ménagers : » Ce qu’on met dans le lombricompost est composé de 60% à 80% d’eau, autant donc que celle-ci serve à nourrir la terre plutôt qu’à être incinérée « , insiste l’éducateur. Plus que donner des vers, Fabien apprécie de prodiguer ses conseils : «  J’adore ce concept de café, car l’ambiance est bonne, on peut discuter, échanger sur nos expériences personnelles. C’est un plaisir d’aider les débutants à se lancer « . Cependant, malgré ses multiples visites, il n’a pas trouvé la solution à la présence permanente de moucherons autour de son lombricompost.  » Apparemment, il n’est pas possible d’éviter leur présence « , regrette-t-il.

Le brouhaha cesse peu à peu à mesure que les gens partent. Les dernières personnes présentes aident Karine à ranger la salle.  » Je ne m’attendais pas à voir autant de monde aujourd’hui « , se félicite-t-elle avant d’espérer  » qu’il y ait plus de monde au prochain Lombri’café « . Celui-ci aura lieu dans deux mois.

Infographie présentant le fonctionnement d'un lombricomposteur © Thibaut Faussabry

Infographie présentant le fonctionnement d’un lombricomposteur © Thibaut Faussabry