Par | Publié le 20 mars 2015

En Isère, l’enjeu des élections départementales (22 et 29 mars) est de taille : dirigé par les socialistes depuis 2001, le nouveau Conseil départemental pourrait basculer à droite. Parfois allié aux communistes, le PS mène une campagne de terrain délicate. De leur côté, les écologistes et le Parti de gauche, après avoir conquis ensemble la mairie de Grenoble l’an dernier, veulent prendre quelques cantons. Le Front national, seul parti à présenter un binôme dans chaque canton du département, s’attend à rentrer en force au Conseil départemental.


Une campagne de terrain délicate pour le Parti socialiste

Avec la montée en puissance du Front National à chaque scrutin et le possible basculement à droite de 30 à 40 départements, le Parti Socialiste pourrait être le grand perdant des élections départementales. Pour les candidats, auxquels les citoyens renvoient sans cesse à l’action du gouvernement, la campagne de terrain s’avère délicate. Illustration à Grenoble (Isère).


Prise de la Bastille par les Verts, saison 2

Un an après la victoire de l’écologiste Eric Piolle aux municipales de Grenoble, le Rassemblement des citoyens, liste commune à Europe-écologie-Les verts, au Parti de gauche, à Nouvelle donne et au Réseau citoyen de Grenoble, espère marcher sur les traces de l’édile et arracher une victoire historique aux départementales en Isère.


En Isère, l’ambition d’un FN en manque d’ancrage local

Seul parti à présenter des candidats sur chacun des 29 cantons isérois, le Front national compte bien confirmer ses très bons résultats des européennes de 2014 en envoyant « les trois quarts » de ses binômes au second tour des départementales. Mais à vouloir être présent partout, le parti de Marine Le Pen s’éloigne de l’essence même de ce scrutin, la proximité avec les territoires et ses habitants.